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émission du mercredi 9 mai 2007
Pages arrachées au journal de Mireille Havet (3/5)


Textes choisis et présentés par Béatrice Leca
Extraits des deux volumes parus aux éditions Claire Paulhan

Ça commence comme un conte de fée, avant la Première Guerre mondiale : les premiers poèmes de Mireille Havet, 15 ans, sont publiés par Apollinaire ; quelques années plus tard, un recueil de nouvelles est préfacé par Colette.
Un destin d’écrivain attend Mireille Havet – mais c’est un destin malin avec les enfants prodiges : la guerre d’abord, qui lui enlève le magicien Apollinaire, qui renverse l’ordre du temps en laissant les parents orphelins de leurs enfants. L’après-guerre ensuite, qui lui offre des séductions faciles, qu’elle méprise mais auxquelles elle ne peut renoncer. Elle a 20 ans, puis 25, dans cette vie de plaisirs aux volets fermés, entretenue par des femmes plus fortunées, des amis égarés comme elle dans l’étourdissement, le vide des Années folles et l’opium. Elle a 34 ans lorsqu’elle meurt dans un sanatorium suisse, après on ne sait combien de promesses de désintoxication, seule.
Elle aurait eu 98 ans lorsque Dominique Tiry, petite-fille de l’exécutrice testamentaire de Mireille Havet, découvrit dans son grenier l’œuvre cachée, secrète, qu’elle n’avait cessé d’écrire : son journal, commencé à 15 ans, et dont les dernières pages retrouvées datent d’octobre 1929, trois ans avant sa mort.
L’écrivain espéré dans les romans qui n’ont pas été écrits ou ont été perdus, c’est ici qu’on le trouve, presque un siècle plus tard, avec la même violence, le génie, la folie, et comme dominé par un vœu qui l’aura brûlée vive mais a ébloui son œuvre : « Aller droit à l’enfer, par le chemin même qui le fait oublier. »


3ème épisode: Rondes de la fête, rondes de l’angoisse

Avec:
Alice-Yann Schmitz et Leila Férault

Prise de son, montage et mixage: Serge Ristitch et Olivier Leroux
Assistante réalisation: Alexandra Malka

Réalisation: Jean Couturier