dimanche 22 novembre 2009
Un petit délire vidéo
Par Yannick Schmitz, dimanche 22 novembre 2009 à 12:43 :: Coups de Coeur
samedi 17 octobre 2009
Credo de Enzo Cormann aux Déchargeurs du 28/10/2009 au 18/12/2009
Par Yannick Schmitz, samedi 17 octobre 2009 à 10:45 :: Coups de Coeur

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lundi 9 juin 2008
Idmacif.fr c'est en marche...
Par Yannick Schmitz, lundi 9 juin 2008 à 11:44 :: Coups de Coeur
vendredi 11 mai 2007
Pages arrachées au journal de Mireille Havet
Par Yannick Schmitz, vendredi 11 mai 2007 à 16:21 :: Coups de Coeur
samedi 5 mai 2007
Pour qui voter demain ?
Par Yannick Schmitz, samedi 5 mai 2007 à 17:49 :: Internaucratie
Pour être parfaitement honnête, nous connaissons d’ors et déjà le candidat qui sera engagé demain. Même si l’avant débat, le débat, l’après débat devaient être décisifs, les sondages, qui ne reflètent que notre image, ont donné leur verdict. Le futur locataire de l’Elysée sera un homme.
Ce temps fort du second tour a été traité par l’ensemble des médias comme la finale d’une coupe du monde mais avec une différence fondamentale ; Les 44,5 millions d’arbitres inscrits décideront de l’issue finale du match. Il ne s’agissait donc non pas d’une finale de coupe du monde mais d’un championnat national de boxe. Les arbitres, faute de K.O, décident du vainqueur aux points.
Paradoxe, c’est celui qui aura donné le moins de coups et qui en aura encaissé le plus qui va l’emporter, cela me rappelle un autre résultat de cette même campagne lors des primaires socialistes…
- Etrange, celui qui avait été l’une des plumes du pamphlet à l’encontre de l’adversaire du moment, s’est envolé vers le camp de celui qu’il décriait tant, au point même de devenir l’intime de son ennemi d’autre fois…
- Déconcertant, la réforme sans brutalité qui attaque le loup qui est plus doux qu’un agneau…
- Etonnant, cette personne sortant d’un pas allègre par une porte dérobée du QG rue d’Enghien…
- Surprenant, ce troisième homme qui était du vide et qui finalement ferait un premier ministrable très fréquentable…
- Inquiétant, ce puncheur qui n’était jamais aussi bon que lorsqu’il qu’il s’agissait de rendre des coups se transformant en un nouveau Gandhi…
- Troublant, ces rumeurs autour des pressions sur le débat avorté de Canal+...
- Déroutant, ce livre du ministre de l’égalité des chances qui ne cache pas ce qu’il pense de la brutalité du candidat…
- Préoccupant, ce Directeur de la rédaction de Paris Match limogé pour "dérive déontologique"…
Deux K.O auront finalement vraiment marqué cette campagne, la débâcle du Front National et la fin de l’abstention massive, les deux étant en fait fortement liés entre eux.
Quelle aura été l’influence de la blogosphère et du net dans tout cela ?
Pas grand-chose finalement, le cinquième pouvoir, celui du débat, du consensus, du pluralisme avec son candidat fétiche aura marqué 18.57% des points. Presque sept millions d’arbitres ont voulu tenter autre chose, une autre tactique pour promouvoir notre modèle social, réduire la dette, préparer l’avenir de nos enfants, permettre à l’art, la culture et ses artistes de vivre décemment, soutenir l’économie sociale et solidaire, développer le tissus local des PME, mettre en place un plan d’action écologique. A la place de celà, les 22 millions d’arbitres qui ont souhaité ce second tour ont signé pour un renouveau de la politique qui ressemble diablement à celui d’hier….
Alors comme il faut voter demain, le vote blanc étant considéré comme celui du FN, je choisirai comme président celui qui incarnera le mieux les idées suivantes :
Jacques Attali , "Une brève histoire de l’avenir".
- Promouvoir les technologies de l’avenir
- Créer une société équitable
- Renforcer l’efficacité du marché
- Favoriser les industries du mieux-être
- Créer, attirer et retenir une classe créative
- Renforcer les moyens de l’influence et de la souveraineté
- Faire naître l’hyperdémocratie
dimanche 11 mars 2007
Internaucratie contre cinquième pouvoir
Par Yannick Schmitz, dimanche 11 mars 2007 à 13:45 :: Internaucratie
Evidemment, les réponses ne peuvent-être qu'affirmatives. Le fait que ceux qui prétendent le contraire font eux même usage de l’outil Internet pour promouvoir leur point de vue en est la preuve.
Le vrai débat tourne autour de l’usage que l’on peut faire de ce 5ème pouvoir. L’avoir nommé ainsi présente un vrai danger. Le pouvoir peut être à la fois le chantre de la démocratie mais aussi de l’autocratie et de ses dérives. N’est-ce pas d’ailleurs parce que le 4ème pouvoir s’est laissé enfermé par les sirènes de l’influence, de l’argent, de l’audience à tout prix qu’il est maintenant prisonnier du pouvoir qui semble être celui le plus convoité en ce moment, l’exécutif, quel vilain mot d’ailleurs…
C’est pourquoi je préfère le néologisme "Internaucratie" pour exprimer ce que l’internet a de nouveau dans le jeu politique. Si la puissance du pouvoir politique de l’Internet se résume au narcissisme du blogueur, nous assistons à un retour à la case départ du quatrième pouvoir. Le cinquième n'est dans ce cas que l’enfant du quatrième. Il ne survivra pas à un sixième puis un autre et encore un autre. C’est à nouveau une course pour gravir la montagne du pouvoir avec ce qu'elle cache de plus sombre. Le "votez utile", dont certains nous rabattent les oreilles, n'est-il pas une façon de brandir le spectre du 21 avril 2002 pour éteindre la flamme qui embrase en ce moment l'Internet politique.
Au-delà des luttes partisanes, ce qu'exprime la vrai blogosphère aujourd'hui et qui subsistera après nos petites élections françaises peut se résumer en quelles idées simples mais majeures. Moteur de tout le reste, elles distribueront les pouvoirs à ceux qui sauront les partager et les faire grandir dans plus d'égalité, plus de solidarité, plus de liberté. Ce que qui fait consensus sur Internet c'est ce que nous voulons plus, qu'il ne faut pas confondre avec un "voter contre" comme certains nous le demandent. Ceux-là n'ont rien compris à ce que nous ne voulons plus.
Nous ne voulons plus :
- Vivre dans ce modèle de société que nous avons nous mêmes construit. Le mot fraternité est remplacé par solidarité car il élargit le concept de la famille dans un monde qui brasse nos cultures. C'est cela la première idée simple. Le mur entre l'est et l'ouest est tombé depuis le 9 novembre 1989, il nous reste à détruire celui que nous avons érigé entre le nord et le sud. A travers ce premier concept, vous avez une multitudes de solutions et de théories. Remarquez comme cette seule idée nous emmène sur les débats qui font rage en ce moment, partage des richesses, délocalisation, immigration, chômage, violence, répression, éducation, monde associatif, ONG, économie sociale….
- Détruire notre planète à petit feu, il en va de la survie de notre espèce. Mickey 3D l'a tellement bien exprimé dans "Respire".
La croissance oui, le progrès oui mais à quel prix ? Il y a là aussi consensus universel, mais les moyens pour y parvenir divergent. C'est qu'il n'y a pas qu'une mais, un ensemble de solutions. Comme l'idée précédente c'est une envie, un objectif à atteindre mais il faut s'y mettre à plusieurs, avancer ensemble en marchant. Signer le "Pacte Ecologique" est un premier pas… - Elire un grand chef à plumes, car nous y perdrions les nôtres. Là aussi remarquez comme nos candidats surfent sur la vague de l'Internet. Ils ont compris que sans cela ils ne peuvent être élus. Sont-ils sincères ? c'est une autre question, mais pour la première fois, la quantité de promesses signées en public, les vidéos, les discours, les déclarations qui prolifèrent sur les serveurs Internet sont des preuves tangibles des engagements pris. Les votes des internautes ne sont pas des chèques en blanc comme auparavant. Ils votent pour un candidat qui partage leurs idées et qui sera contraint de les mettre en œuvre sous peine de perdre le pouvoir acquis par la fourberie. Ceci est vrai en ce moment en France, mais aussi dans la grand majorité des pays de la planète.
dimanche 25 février 2007
Une parisienne dans le Parisien
Par Yannick Schmitz, dimanche 25 février 2007 à 13:50 :: Internaucratie
L’homme coopère parce qu’il y est contraint. D’une part, un homme seul ne peut venir à bout de la bête et d’autre part, si cette dernière n’est pas mangé rapidement, le viande sera avariée et donc perdue. Ces deux motivations sont le moteur qui conduisent au regroupement des chasseurs et au partage du produit de la chasse, même pour ceux qui n’y ont pas contribué.
L’homme coopère parce ne pas le faire conduirait inévitablement à sa perte. Il faut être plus d’un pour chasser et manger pour ne pas être condamné à mourrir de faim. En effet, chacun individuellement peut se contenter de petit gibier mais le petit gibier va alors inévitablement se raréfier, voir disparaître. Il faudra alors soit mourir de faim, soit se regrouper pour aller chasser des animaux plus gros.
L’homme coopère parce qu’il retire plus de la coopération que ce qu’il y a mis lui-même. Ce troisième angle est cette fois beaucoup plus subtil. En effet, s'il s’applique parfaitement à la simple règle de subsistance physiologique, il introduit néanmoins une notion complémentaire. L’homme pourra se nourrir mais aussi subvenir aux besoins de ses proches, sa tribu, sa compagne, ses enfants, ses amis. Nous sommes toujours dans la subsistance de base, mais le bien collectif profite à d’autres qui n’ont pas contribué à sa réalisation.
Quelle est la différence me direz-vous ? Je suis nourri sans prendre de risque à quoi bon me poser des questions. Simplement parceque si les chasseurs continuent à se faire tuer pour me nourrir, à terme il n’y aura plus de chasseurs, plus de nourriture et la famine s’installera. Je me dois donc d’être reconnaissant mais ce n’est pas suffisant, il faut que j’apporte ma contribution pour garantir la pérennité du système.
C'est le dilemme de l'action collective. Est-ce que ma contribution au système est purement égoïste ? J’apporte le strict nécessaire pour qu’il continue à tourner ou bien j’y contribue, car plus je le fais plus j’en retire de bénéfices. Rapporté à nos systèmes économiques cela peut se traduire par le concept de l’économie planifiée, je dois produire un quota déterminé pour pourvoir profiter de la richesse minimum produite par la collectivité. A l’autre extrême, plus je contribue, plus je retire de bénéfices, d'aucuns diraient, plus je crée de richesse. Certes, le mur est tombé, mais cela démontre-t-il qu’un système recèle plus de vertu que l’autre ? Nous ne pouvons que constater les bénéfices et les limites de deux choix qui s'opposent mais n'apportent pas de solution universelle. Soit la richesse produite est trop faible et elle conduit à une paupérisation de la nation, soit chacun est condamné à faire grandir son territoire dans un monde où la surface disponible n'est pas infinie.
C’est sans aucun doute cette alternative politique et économique suicidaire qui conduit notre jeunesse à se tourner vers des formes de mouvements associatifs et coopératifs qui maximisent la richesse créée dans une autre optique, celle du partage équitable. Remarquez comme ce mot est nouveau dans nos théories économiques et comme il rime avec durable. A l'inverse il s'inscrit en faux contre les concepts qui riment avec éphémère, sectaire, primaire, suicidaire…
Que cherche notre progéniture dans cet engagement ? D’après le Fondation de France et comme le démontre sa récente enquête (étude complète ici), les 15-35 aspirent à une société plus juste, où le respect, la solidarité et l’égalité sont des valeurs auxquelles ils adhèrent (article du Parisien sur cette étude). Ils ont choisi dans la grande sagesse de celui qui a toute la vie devant lui de faire un choix de société où les tentes du canal Saint-Martin ne devraient pas exister, sans pour autant attendre que l’Etat fasse quelque chose. Ils prennent les problèmes à bras le corps, ils sont "des individualistes solidaires". Cherchent-il au travers de cet engagement social un retour simple du type "je donne pour recevoir", ou bien "je partage parce que j'aspire à une autre société". Si je donne pour recevoir, je ne cherche que les signes de reconnaissance dans le regard de l'autre, si je partage pour voir le bonheur sur son visage, je change le monde...
Il existe donc bien d'autres alternatives entre je coopère parce que j'y suis contraint et je coopère par intérêt personnel. Il existe un cas ou le je est remplacé par nous. Il s'agit d'un jeu, qui, cette fois, n'est pas à somme nulle, le prisonnier s'est évadé….
C'est un monde ou j'aimerais bien vivre avec vous, votez pour lui !
dimanche 18 février 2007
Henry Moore, Méditation sur l'effigie
Par Yannick Schmitz, dimanche 18 février 2007 à 13:05 :: Coups de Coeur
dimanche 4 février 2007
Sites en Campagne
Par Yannick Schmitz, dimanche 4 février 2007 à 18:44 :: Internaucratie
" La liberté de la presse ne fait pas seulement sentir son pouvoir sur les opinions politiques, mais encore sur toutes les opinions des hommes. Elle ne modifie pas seulement les lois, mais les mœurs.
J’avoue que je ne porte point à la liberté de la presse cet amour complet et instantané qu’on accorde aux choses souverainement bonnes de leur nature. Je l’aime par la considération des maux qu’elle empêche bien plus que pour les biens qu’elle fait.(..)
En matière de presse, il n’y a donc réellement pas de milieu entre la servitude et la licence. Pour recueillir les biens inestimables qu’assure la liberté de la presse, il faut savoir se soumettre aux maux inévitables qu’elle fait naître. "
Alexis de Tocqueville - (1805-1859) "De la démocratie en Amérique".
Depuis deux semaines, mon "vrai travail" occupe le plus clair de mon temps. En conséquence, peu de temps pour lire la presse, peu de disponibilité cérébrale pour me lancer dans un article sur ce blog, pas d'espace pour réfléchir et répondre au commentaire d'enfant terrible sur mon dernier billet.
Ce week-end, bien décidé à me lancer à nouveau dans mon loisir de blogueur (ce n'est pas un vrai travail semble-t-il), je fouille dans ma mémoire pour trouver un sujet d'actualité récent qui m'aurait marqué et qui serait digne d'être débattu. En me disant cela, je pense bien sûr à la campagne qui est en train de se jouer et là, surprise, Alzheimer me guette sûrement car je me trouve en face d'un grand vide, blanc sur image, silence total…
En fait, ayant eu peu de temps, je me trouve dans la situation de beaucoup de citoyens qui vont voter dans moins de 80 jours. Au travers des bribes d'informations glanées çà et là ; Une des journaux aperçue dans les kiosques, couverture des grands hebdomadaires dans les gares, télévision matinale entendue entre douche et cravate, radio écoutée dans les taxis entre deux étapes, chapeaux des articles du "20 minutes" volés à mon voisin de métro ; je me sus construit un bagage cognitif qui m'influencera et m'aidera à décider le moment opportun. Une chose est évidente, deux semaines de déplacement, je peux vous assurer que mon bagage cognitif n'est pas prêt de me donner une lombalgie, compte tenu de sa légèreté.
Mon premier effort de mémoire n'ayant pas donné de résultats, je creuse un peu plus profond et là je trouve quelques informations :
- Hulot ne se présentera pas, il a fait signer son pacte à 10 candidats.
- Ségolène s'est encore mise dans une situation tragi-comique au moins à deux reprises entre le canular téléphonique de Dahan et le nombre de sous-marin nucléaires Français.
- Sarkozy pilote les RG pour mieux déstabiliser ses adversaires.
- Les militants PS et UMP se battent à coup de montages vidéo, ou le clip vidéo "La vrai Ségolène" serait une réplique au précèdent clip "Le vrai Sarkozy".
_Et les autres alors ?
Ah oui ça me revient, José Bové est candidat, Bayrou la béarnaise qui prend, pour le reste, rien ne me tire vers le haut. Je suis perplexe, mais pas seul dans mon cas, 71% des Français seraient mécontents de cette campagne "négative".
Il ne me reste plus qu'une solution, les sites de campagne des candidats, là au moins je suis sûr d'être en direct avec eux et ses équipes. Pas de filtre partisan des médias, juste eux et moi. Je reprends donc le fil de mon billet "Un nom sur Internet".
Sur les quatre principaux candidats, force est de constater qu'ils ont tous compris qu'internet pouvait avoir une forte influence dans le résultat de mai 2007.
Tous, pas exactement, puisque Lepen.fr ne donne toujours rien, mais quand même il y a le blog Lepen2007 qui ne possède aucun lien avec le site du Front National, démarche pour le moins étonnante. Le contenu des deux sites est tellement pauvre que je suis obligé de capituler, si je veux comprendre ce que souhaitent me dire ces sites, il faudrait que je passe au moins une semaine non-stop à regarder des vidéos. Je n'ai rien contre la vidéo en ligne, mais comme je sais aussi lire j'aimerai trouver un peu de matière. Ce n'est pas le cas et par conséquent j'ai décidé de rayer ces sites de mes analyses futures. A partir de maintenant je ne parlerais donc plus que des 3 sites des candidats sachant aussi écrire … (je parle des sites, bien sûr)
_Ecrire avez-vous dit ?
Pas si évident tant la vidéo est devenue omniprésente sur le web. Pour vous en convaincre, voici les "professions de foi internet" en vidéo de nos trois candidats.
Cela ne vous a pas échappé, pour Nicolas Sarkozy, c'est son équipe qui s'exprime. Il semble que le camp UMP ne sache pas encore bien utiliser le web dans le respect des règles édictées par ses utilisateurs.
Ses deux concurrents, sur ce terrain étaient en avance sur le lancement de leur site. Ils creusent cette longeur d'avance, soit parce qu'ils sont plus transparents et sincères, soit parce qu'ils sont mieux entourés. Dans tous les cas, un danger guette le candidat Sarkozy sur ce point, le non était majoritaire sur internet lors du referendum sur la constitution Européenne.
Néanmoins, même si le site Sarkozy est fortement critiqué par les spécialistes du web, sur la forme, il existe au moins sur ces trois sites une vraie relation directe avec les candidats et leur état-major de campagne. On peut ne pas aimer la forme, mais au moins il y a du fond et des idées à débattre, substance que les médias traditionnels ne nous délivrent plus.
_Cinquième pouvoir, Internaucratie avez-vous dit ?
vendredi 2 février 2007
La fin des blogs
Par Yannick Schmitz, vendredi 2 février 2007 à 23:49 :: Coups de Coeur
dimanche 21 janvier 2007
Entre déterminisme et éclectisme
Par Yannick Schmitz, dimanche 21 janvier 2007 à 04:33 :: Internaucratie
"Internet c'est un truc magique, tu passes un temps fou à te documenter, t'informer, croiser les sources, cela ne s'arrête jamais, quand peux-tu réellement commencer à bosser ?"Bien qu'il ne soit plus vraiment un enfant, il ne sait pas ce que c'est que de vivre sans un clavier et sa souris a pointé sur un véritable paradoxe. Paradoxe qui sera sûrement déstructurant pour sa génération et les suivantes. Paradoxe entre la durée de vie de l'individu et la quantité de choses auxquelles il peut accéder. Le champ des possibles devient tellement gigantesque que l'homme est obligé de remettre en question les modèles dans lesquels il évolue. La projection dans l'époque suivante ne peut se réaliser qu'à cette condition.
L'époque moderne, qui va de l'invention de l'imprimerie en 1440 à la déclaration des droits de l'homme en 1789 est une illustration qui présente nombre de similitudes avec ce que nous vivons actuellement. L'augmentation du nombre de personnes ayant accès au savoir, démocratise l'accès à la culture, l'histoire, la philosophie et les sciences. L'invention de l'imprimerie a produit cet effet qui s'est accéléré au fur à mesure que le nombre de personnes sachant lire a grandit. L'imprimerie à donnée naissance au siècle des lumières qui s'est achevé par la révolution française et la disparition de l'ancien régime. De l'autre côté de l'atlantique, cette période a débuté avec la découverte du nouveau monde et s'achève avec la déclaration d'indépendance des États-Unis.
Ce pan d'histoire de trois siècles, résumé en quelques lignes, est un peu la quintessence de ce nous que nous avons appris à faire. La quantité de connaissances étant devenue trop importante pour un seul cerveau humain, nous avons été formatés pour une assimilation intellectuelle qui favorise le cartésianisme et le rationalisme. Notre époque contemporaine s'est principalement attachée à former des spécialistes de tel ou tel domaines regroupés en sciences dures et sciences douces. Dès notre plus jeune âge nous avons été classés dans des grandes rubriques, matheux, littéraires, manuels. Notre système éducatif est conçu comme tel, même s'il tente de plus en plus de retarder le choix entre ces trois castes.
Ce que nous apporte internet bouscule cette logique. L'analogie avec l'imprimerie repose sur trois éléments: une nouvelle démocratisation de la connaissance, une accélération du processus fonction du nombre de foyers ayant accès au réseau, un changement des règles établies.
Démocratisation du savoir.
Le coût de production et la diffusion d'un écrit, d'une œuvre, d' une information sous toutes ses formes sont devenus négligeables. Les plus grandes encyclopédies sont en ligne, de nouvelles formes collaboratives se créent (Wikipédia).
Des œuvres artistiques accessibles autrefois sous condition d'unité de lieu et de temps peuvent se diffuser et se dupliquer à l'infini. Les médias d'informations traditionnels ont tous une extension sur le web, le journal de 20h00 s'écoute pendant vingt-quatre heures, une radio captée dans sa voiture trouve son prolongement sur le site de l'émission.
Accélération du processus.
Plus le nombre de personnes ayant accès au réseau croît, plus la production augmente et se diversifie. Il y a moins de dix ans, la plupart des sites étaient réservés à des technophiles, pionniers de ce nouveau média. La majorité des individus sont aujourd'hui internautes et nombreux sont ceux qui passent de simples lecteurs à producteurs de contenu dans tous les domaines.
Changement des règles établies.
Les règles d'acquisitions de ces connaissances se transforment. Notre éducation est fondée sur une lecture linéaire. Le web apporte une approche multidirectionnelle, un mot, un auteur, une théorie, un concept peuvent immédiatement être consultés, approfondis soit à partir d'un lien hypertexte, soit par une requête dans un moteur.
L'industrie du loisir culturel est en pleine révolution, la presse ainsi que le paysage audio-visuel se recomposent autour d'internet. La loi DADVSI n'est que le début d'un changement encore plus profond.
Le commerce électronique explose, de nouveaux modèles économiques fondés sur la mise à disposition gratuite de connaissances émergent (Linux, phénomène du logiciel libre et de l'open source), des acteurs inexistants il y dix ans sont devenus des entreprises gigantesques (Ebay, Amazon, Google, Yahoo..).
Le pouvoir étant plus souvent synonyme d'informations donc de connaissances, celles-ci ne sont plus réservés à une minorité mais au plus grand nombre.Cette tendance à l'éclectisme poussée par internet, bouscule les clivages traditionnels et les dogmes qui nous ont été enseignés. Est-ce le signe avant-coureur d'une nouvelle fin de cycle ?
"de même que l’excédant d’ordre engendre désordre et cacophonie, la théorie du chaos nous enseigne qu’il contient en lui-même ses propres facteurs d’équilibre et d’ordre."Raymond Vaillancourt
samedi 20 janvier 2007
Un quelque chose qui vous laisse sans voix....
Par Yannick Schmitz, samedi 20 janvier 2007 à 04:40 :: Coups de Coeur
Il s'agit bien d'une voix de plus, mais pas besoin de voter pour celle-ci puisqu'elle a déjà été élue par un grand artiste. Jean si vous passez pas là, un grand merci à vous pour votre mot et sachez que moi aussi j’admire beaucoup votre façon d’élever le talent de ceux que vous choisissez.
Si vous êtes fatigués de votre semaine, des bourdes de Montebourg, de ceux qui paient l’ISF, de ceux qui ont moins de 750 000€ de patrimoine, des trous d’air, des paroles qui s’envolent, écoutez ces vingt minutes de bonheur ou des chimistes parlent d’autre chose que du budget de la recherche...
dimanche 14 janvier 2007
Un nom sur Internet
Par Yannick Schmitz, dimanche 14 janvier 2007 à 04:21 :: Internaucratie
Le besoin des électeurs de se sentir écoutés et proches des candidats, lors d'une campagne électorale pour l'investiture suprême, est indéniable. A se demander si parfois, le personnage et son charisme n'ont pas plus d'importance que ses idées. Dans certains pays l'arme favorite des protagonistes est le dénigrement de l'autre, l'attaque de la personne qui engage une spirale où la violence des mots précède celle des actes. Dans le pays de la liberté et de la fraternité, les exemples de ces comportements primitifs sont assez rares. Gageons que le pamphlet que nous pouvons télécharger sur le site du parti socialiste ne sera qu'un petit accident de parcours d'autant que les valeurs d'un tel mouvement politique sont le contraire de la posture qui transpire dans ce document. La facilité qu'offre internet pour semer ses idées et ses valeurs doit servir à nos élites à montrer l'exemple. S'ils ne le font pas, la récolte risque d'être putride.
Cette volonté de rapprochement avec les candidats que souhaitent les électeurs, pendant les joutes électorales, est depuis longtemps bien comprise et exploitée. Le président sortant était, aux dires de nombreux observateurs, un grand spécialiste du domaine, mais le net n'existait pas encore pour troubler le jeu. Les actions de contact direct, qu'engagent les politiques dans leur marathon présidentiel, trouvent maintenant un nouveau territoire sur internet.
Comment les quatre majors vont-ils exploiter ce gisement de voix? Je vais tenter, au cours des prochains mois d'observer la manière avec laquelle les candidats appréhendent cette poignée de main virtuelle au travers leurs sites de campagne. C'est aussi une façon de mieux percevoir leur personnalité ainsi que leur faculté de compréhension de l'avenir proche, d'une nouvelle société qui est train de se construire, par, autour et avec le web ; l'internaucratie.
Sachant que d'une part, le premier réflexe pour rechercher une information sur internet passe dans plus de 50% des cas par une requête sur un moteur de recherche et que, d'autre part, la première chose qui vient à l'esprit est le nom du candidat, j'ai donc tenté l'expérience. J'ai ouvert Google (+ de 80% des requêtes en France) et tapé le nom des quatre personnalités en compétition pour le second tour.
J-100, deux candidats n'ont pas encore de site de campagne
Nicolas Sarkozy et Jean Marie Le Pen ont visiblement choisi de mener leur pré-campagne sur le site de leur parti respectif, l'UMP et le Front National. Pour les deux autres, la palme de la précocité revient à la candidate PS, première à avoir lancé un site de campagne en février 2006 avant même son investiture alors que le candidat UDF n'a ouvert le sien que début janvier 2007. Nous verrons plus bas que ces choix ont déjà des conséquences en terme de visibilité.
Le Pen, Le FN c'est moi !
Le Pen ne donne pas grand-chose de positif sur les 789 pages de résultats à part le site du FN qui arrive évidemment en première position. Je suis prêt à parier qu'il n'y aura jamais de site de campagne; inutile puisque l'homme et son parti ne font qu'un; lepen.fr est déposé par une société normande d'édition! Sans anticiper sur la prochaine analyse des sites qui apparaissent lors de cette demande, force est de constater que la moisson des sites partisans est quasi inexistante et que l'on trouve plutôt le contraire. L'intelligence collective de l'internet serait-elle en marche pour faire avancer la démocratie, la liberté et la tolérance?
Sarkozy déjà dans la logique des promesses
C'est sur ce nom que l'on trouve le plus de pages de résultats: 817, mais l'actualité du ministre se mélange avec celle du candidat. Le site de l'UMP n'est pas le premier de la liste mais seulement en troisième page, à croire que ses conseillers n'y ont pas pensé. Il semble urgent de lancer le site de campagne, promesse de son ouverture est faite si vous tapez sarkozy.fr. Celle-ci sera manifestement tenue car l'ouverture est prévue le 14/01/2007 à 14h30. Sachant que le résultat de l'élection du candidat unique ne sera connue qu'a cette date et heure précise, cela semble logique, mais que de temps perdu, d'espace laissé à une image non maitrisée. Même les gesticulations autour des blogs pilotées par Le Meur n'ont pas donné grand-chose pour l'instant, sauf pour Loïc bien sur...
Ségolène un prénom qui se fait un nom
Royal ne donne rien, mais le résultat de la recherche "Ségolène Royal" donne des réponses plutôt cohérentes. Le site de campagne arrive en tête et laisse place ensuite à 800 résultats. C'est sur son prénom que la requête fait vraiment recette, désirs d'avenir, occupe la première position devant de nombreux liens où les passions se déchainent, 777 pages de résultats, un doux mélange entre la femme, la mère, la présidente, l'icone, la star et la candidate.
Comme pour le candidat de l'UMP, le site du parti Socialiste n'est absolument pas présent sur les requêtes autour de Ségolène, à croire que les traces de l'investiture sont encore chaudes.
Bayrou aussi visible sur le net que les autres
Sans conteste, c'est le candidat qui a su tiré avantage de son nom sur ce type d'exercice avec 786 résultats, il fait jeu égal avec les plus gros, une page entière de réponses sur lui et l'UDF et rien d'autre. Une ombre au tableau avec le site de campagne, qui n'est pas sur la première page mais en troisième position sur la seconde. C'est sans doute le lancement tardif qui en est la cause. Sarkozy sera confronté au même problème au début. Un truc pour les conseillers web, demander aux militants d'aller à la deuxième page de Google et de cliquer plusieurs fois par jour sur le site bayrou.fr. Cette action associée aux nombreux blogs des partisans pointant sur le site bayrou.fr lui feront obtenir la première place rapidement.
Et pour finir, un peu d'humour avec les bugs de l'Internaucratie
Cette campagne sur le net est aussi l'occasion de faire du business pour tous les sites qui gravitent autour de cette élection. Ils tentent de profiter du trafic généré par le sujet pour se faire un peu d'argent avec les liens sponsorisés et les bannières de publicité. Parfois cela donne des résultats étranges comme cette copie d'écran réalisée jeudi 11/01/2007, sachant que le fond de page de ce site, est "L'art de gouverner et de communiquer"
Ne tapez pas www.ump.fr car vous tomberez sur le site des Urgences Médicale de Paris.
Enfin, si vous tapez www.lepen.fr, vous aurez une interrogation de Google qui vous proposera lepoint.fr
A suivre...
jeudi 11 janvier 2007
Bipolarisation ou Pipolisation ?
Par Yannick Schmitz, jeudi 11 janvier 2007 à 01:21 :: Internaucratie
Leur préférant mêmeLe sujet de ce soir tente de s'intéresser aux temps d'antenne et temps de parole mesurés par le CSA. Il comptabilise la visibilité des candidats sur les principales chaines de télévision.
Les agneaux, pour peu
Qu'ils plient sous les chaînes
Et bêlent comme eux
C'est pas des histoires
C'est pas du pipeau
Fais gaffe à jamais
Suivre les troupeaux
(Renaud)
Cette statistique et ce qu'elle génère comme commentaires me laisse dubitatif. Que dire d'un 23.9% sur une chaine, d'un 47.6% sur une seconde et 31.8% sur une troisième, sans qu'aucune pondération de l'audience de chacun de ses exemples ne soit prise en compte. Trois minutes avec 5 millions de téléspectateurs valent la même chose que 10 secondes avec un million ? Dix fois trente secondes ont le même impact que trente fois dix secondes ? L'image d'un candidat déambulant sur une des sept merveilles du monde a la même valeur d'influence que la présentation des vœux d'un autre ? Ne faut-il pas passer ces chiffres au chinois pour les filtrer et ne retenir que ce qui permet de se forger une opinion qualitative ?
Ce point de vue qualitatif ne peut se faire qu'en ayant un support d'échange avec les prétendants sur lequel le citoyen puisse :
- Choisir le moment propice.
- Etre maitre du temps qu'il souhaite y consacrer.
- Réagir et dialoguer sans le filtre d'un animateur gardien du chronomètre.
- Contrôler ce qui est dit.
- Attacher plus d'importance au fond qu'à la forme.
- Garder une trace.
C'est en cela que le support internet apporte une dimension nouvelle. Il permet au vrai décideur, le citoyen, qu'il soit d'en bas ou d'en haut, de se forger un jugement. Il est libre de le faire ou non, de choisir entre une information superficielle et une opinion qu'il se construit. Il peut prendre ses responsabilités ou se cacher derrière de fausses excuses.
Dans ces conditions, le débat est riche, il ne se limite pas à détruire l'image et les idées des autres clans. Il engage afin de se bâtir une vraie vision pour construire demain. Cette relation que nous permet ce support virtuel est plus que réelle, elle donne du sens à un échange qui est cette fois multipolaire, du bas vers le haut et qui s'affranchit d'une pipolisation bipolaire.
Bipolarisation (…) au lieu de chercher à regrouper ce qui se ressemble (...) cherche à opposer ce qui est dissemblable….
dimanche 7 janvier 2007
Définir Internaucratie !
Par Yannick Schmitz, dimanche 7 janvier 2007 à 04:26 :: Internaucratie
Bien que le phénomène des blogs ne soit peut-être qu'un nouvel excès, comme l'a été au début, la bulle internet, il y a vraiment débat sur le sujet. Débat particulièrement vivace du coté de la presse et des médias. Les protagonistes sont d'un coté les journalistes "traditionnels" et de l'autre ceux qui se revendiquent du "journalisme citoyen". La frontière entre les deux courants est d'ailleurs très ténue puisque un bon nombre d'entre eux enfile le rôle du blogueur à coté de leur (vrai) métier de tous les jours. (Un exemple riche sur le sujet)
Jean-Pierre Beaudoin DG du groupe I&E parle de "Blogobulle", ce qui est un raccourci plutôt percutant pour les initiés. Son analyse reste néanmoins optimiste sur l'avenir des blogs quand les lecteurs auront naturellement séparé le bon grain de l'ivraie.
"Savoir pour qui l'on écrit. Les « blogs à la mer », comme les bouteilles, auront de moins en moins de chances de rencontrer des courants favorables. Le nombre de lecteurs de blogs est probablement à peine supérieur à celui des producteurs de blogs, et les premiers croîtront plus vite que les seconds". (Article complet chez Kesher).Si l'on exclut du débat l'ensemble des blogs qui ne sont que le prolongement de ce que les médias "traditionnels" ont inspiré ; je pense aux tabloïds, émissions et publication people, à la mouvance télé réalité, au journal de 20 heures qui trouvent leurs prolongements "citoyens" sur les concepts du type Youtube, Dailymotion, Live Space, Skyblog et consorts,(je reviendrai sur ces exemples un autre jour), les questions fondamentales qui gravitent autours de ce débats sont réelles, profondes et sociétales.
Cette agitation que nous vivons a-t-elle réellement une influence sur le débat politique, la compréhension de l'information, la modification des jeux de pouvoir entre les élites et le peuple, la richesse du débat public, l'individuel face au collectif, la contestation, l'équilibre des forces, le mensonge, la vérité, les convictions, les certitudes, les dogmes, la sagesse, la connerie, les extrêmes, le centre, la droite, la gauche…
Le fait même que ces questions fassent débat est peut-être un embryon de réponse. Le web permet à tous ceux qui le souhaitent de "sociobloguer, ecobloguer, philobloguer, politobloguer". Nous sommes de plus en plus nombreux à le faire et la France serait juste derrière les US dans ce domaine.
Le web, malgré ses turpitudes, a quelque chose de magique. Il permet une liberté totale qui peut, certes, être le creuset de tous les excès mais qui en même temps donne accès au plus grand nombre d'entre nous à un gigantesque océan de culture, d'informations et de loisirs. Alors aidez moi à y voir plus clair, l'internaucratie est-elle en train de naître ou est-elle déjà adolescente ?
Les certitudes sont des arbres, les doutes sont des roseaux, le peuple souffle-t-il le vent de la sagesse….?














